Idée reçue · Usages
« L'hydrogène, c'est seulement pour les voitures »
Ce que disent les faits
La voiture particulière occupe une place réduite dans les usages actuels et à venir de l'hydrogène. Aujourd'hui, l'essentiel de la consommation mondiale sert l'industrie : raffinage du pétrole, production d'ammoniac pour les engrais, fabrication de méthanol. Remplacer cet hydrogène d'origine fossile par de l'hydrogène bas carbone constitue à lui seul un levier considérable de décarbonation, tout en conservant les procédés existants.
D'autres industries lourdes s'y intéressent de près. La sidérurgie, par exemple, peut utiliser l'hydrogène à la place du charbon pour réduire le minerai de fer, avec une baisse très importante des émissions. Le verre, la chimie ou l'agroalimentaire étudient aussi son emploi pour produire de la chaleur à haute température, là où l'électrification directe se révèle délicate. Le Grand Est, terre d'industrie, est directement concerné par ces évolutions.
Dans la mobilité, l'hydrogène trouve surtout sa place pour les véhicules qui roulent beaucoup ou transportent de lourdes charges : bus, camions, bennes à ordures, engins de chantier, trains sur les lignes non électrifiées, voire bateaux fluviaux. Il sert enfin au stockage de l'énergie, en absorbant les surplus d'électricité renouvelable pour les restituer plus tard, sous forme d'électricité, de chaleur ou de carburant de synthèse.
Pour aller plus loin
- Parcourir l'annuaire par type d'acteur pour découvrir la diversité des entreprises de la filière régionale.
- Afficher la carte des projets pour visualiser les usages industriels, de mobilité et de stockage dans le Grand Est.
- Consulter l'agenda pour assister à une rencontre thématique sur l'hydrogène dans l'industrie.